
Les Échanges de Jeunes AFS
Une implication active dans les bourses d’études françaises, des bourses internationales pour les étudiants d’université, l’accueil pour les étudiants étrangers : cette fois-là AFS avait l’intention de « rester actif » après la guerre. Mais ce fut l’offre de donner des bourses d’étude totales à des lycéens dans des établissements secondaires qui devait donner l’ouverture recherchée. Le trajet en bus (« bus trip ») une autre « trouvaille » d’AFS, montrait l’Amérique profonde aux jeunes et vice versa, permettant l’extention du programme des lycées privés aux lycées publiques. Finalement, ce fut le financement par le gouvernement d’un programme pour les étudiants allemands qui amorça la pompe, permettant aux Bourses Internationales AFS de démarrer. En 1952 il était évident que c’était dans les lycées plutôt que dans les universités que se trouvait l’avenir d’AFS.
Cette édition du Printemps 1950 contenait deux autres sujets d’importance vitale montrant les nouvelles directions prises par le programme de la bourse internationale. Les débuts en même temps du programme d’été pour les jeunes Américains et le camp d’été. François de Mey suggérait de faire se rencontrer tous les AFSers des pays frontaliers pendant quelques jours cet été-là au Touquet Paris Plage. Le Comité français d’AFS annonça que grâce à l’hospitalité des familles françaises, il avait invité quelques étudiants américains de lycées qui avaient participé au programme AFS pendant au moins deux ans de venir en France cet été « pour étudier la langue et apprendre les coutumes et la vie du pays. » (George Rock. History of the American Field Service, 1956)
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Le programme d’été d’échanges Americans Abroad, poursuivit Monsieur Galatti, qui était conçu et géré par les rentrants étrangers comme un geste de remerciement, s’était étendu à vingt-quatre nations en 1959. Les rentrants trouvaient des familles permettant à des Américains d’y vivre pendant leurs séjours de sept à huit semaines (onze ou douze semaines dans les pays asiatiques), les surveiller pendant leur visite et trouver des fonds pour une réunion de fin de séjour en un seul endroit, souvent la capitale du pays, où les étudiants évaluaient leurs expériences, discutaient de leur rôle à venir dans AFS et étaient royalement fêtés. « C’est un exploit notable pour les rentrants », dit Monsieur Galatti « dans leurs pays un jeune ne tape pas seulement son père dans le dos et lui dit qu’il aimerait avoir un jeune étranger à la maison pour l’été. Et les proviseurs de lycée et les responsables des municipalités n’ont pas l’habitude de s’asseoir avec des jeunes et de discuter sérieusement de quoique ce soit. » (Katherine T. Kinkead. Walk Together, Talk Together, 1962)
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Je fus interrompu dans ma lecture par un rentrant français, un jeune homme sombre et intense d’une vingtaine d’années, qui devait partir en bateau plus tard dans la journée avec un groupe d’AFSers. En dépit des obligations de chaperon qui s’imposaient à lui, il dit aimablement qu’il pourrait se permettre quelques minutes pour me parler des entretiens qu’il avait préparés pour les vingt jeunes dont il avait la responsabilité, dont huit était des filles, pendant la traversée en bateau. Il étudiait à l’université à Paris, me dit-il et pendant les quelques années précédentes, avait travaillé dans le bureau local d’AFS . A son arrivée aux Etats-Unis il y avait quelques semaines, il s’était envolé pour le Minnesota pour une « superbe » visite de sa famille américaine avant de s’installer au bureau pour étudier les dossiers de ses étudiants et des familles avec lesquelles ils allaient vivre. Sur le bateau, disait-il, il envisager de passer au moins une demi heure avec chaque étudiant pour lui donner plus d’information sur le foyer où il allait se rendre que celle qui lui avait été déjà donnée. (Katherine T. Kinkead. Walk Together, Talk Together, 1962)
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Tout repas est bon pour arriver à la paix dans le monde, et n’est-ce pas une merveilleuse ambition ? Nous pouvons le faire en gardant des relations amicales parmi les étudiants AFS – Français, Allemands, Écuatoriens, Italiens ou Grecs en en disant dans nos propres pays que nous ne nous sentons pas différents par rapport aux Allemands ou aux Italiens parce que nous nous ressemblons tous, des créatures de Dieu sur terre pour s’aimer les uns les autres. Nous n’aurons pas un gouvernement mondial aujourd’hui ou même demain, mais nous pouvons apporter en Europe, si ce n’est pas dans le monde, au cours de notre vie, ce sens de bonne compréhension et de coopération. C’est ce qu’une année passée aux Etats-Unis et que l’AFS m’a fait ressentir. Bonne chance à vous tous. Mettons-nous au travail, maintenant, chacun de nous dans notre propre sphère et nous verrons de bons résultats plus rapidement que nous le pensons. (Claude Ballande in George Rock. History of the American Field Service, 1956)
Au cours des quelques jours précédant ma visite au quartier général d’AFS, je fis quelques recherche de mon côté sur l’histoire et les réussites de l’organisation. Elle fut créée en 1914 par quelques expatriés américains à Paris, dont la première mission était d’aider à convoyer les blessés français depuis la première bataille de la Marne. Les années après la Première Guerre Mondiale, ses ambulances, achetées grâce à des dons américains, furent conduites par des célébrités comme Waldo Peirce, Malcolm Cowley, Edward Weeks et Sidney Howard. Relativement en sommeil entre les guerres, l’organisation rebondit dans l’action en 1939 et avant la fin de la Deuxième Guerre Mondiale ses conducteurs avaient transporté plus d’un million de blessés. Son programme d’échanges commencé sur une petite échelle en 1948 fonctionne maintenant dans vingt trois bureaux à l’étranger, sont soutenus en partie par le Département d’Etat et grâce à environ vingt et un mille comités locaux ici et à l’étranger qui travaillent à rechercher des étudiants hors normes pour les envoyer à l’étranger et à trouver des familles qui vont accueillir des jeunes chez eux. (Katherine T. Kinkead. Walk Together, Talk Together, 1962.)
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Adresses du bureau français de l'AFS:
1. Office des Universités, 96 bd. Raspail, Paris VI (1950-58) |
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