EFIL, la Fédération européenne d'apprentissage interculturel
1. Extrait d'AFS FRANCE, janvier 1967 :
THE EUROPEAN INFORMATION COMMITTEE
L'E.I.C. a été fondé en 1964 à Turin à l'issue d'une réunio organisée par l'Association italienne de l'AFS, réunion groupant les délégations de six à huit pays européens, et que l'on considère depuis comme la première convention de l'E.I.C.
Le but de cet organisme est l'établissement d'une coopération plus étroite entre les différentes associations de l'AFS en Europe :
- en permettant la circulation d'informations concernant l'AFS en Europe,
- en aidant le pays accueillant la convention annuelle de l'E.I.C. à organiser une telle réunion de travail. (cf. Journal AFS-France Octobre 1966).A la tête de l'E.I.C. se trouve un "chairman" élu pour un an à chaque convention par les participants. Pour 1966-67 Richard Valdar UK'62 fut ré-élu à ce poste, lors de la troisième convention qui s'est tenue à Oxford en septembre 1966. Chaque pays verse à l'E.I.C. une cotisation annuelle de $5 servant à couvrir les frais d'expédition des documents que l'E.I.C. reçoit et doit distribuer en Europe. (Ces documents sont envoyés à toutes les associations AFS d'Europe sans exception, qu'elles aient payé leur cotisation ou non).
L'appartenance à l'E.I.C., sa raison d'être et son utilité entre chaque convention dépendent entièrement de l'esprit de coopération manifesté par chaque association AFS en Europe et cela soulève le problème du bon fonctionnement de l'E.I.C. Si aucun pays européen n'envoie au chairman des documents à distribuer, ce dernier est inutile.
Aussi le Comité Français de l'AFS a-t-il envoyé à Richard Valdar dans les mois écoulés :
- le Journal AFS-France d'Octobre 1966
- sa traduction en anglais
- le guide des interviews
- sa traduction en anglais
- la fiche cartonnée servant de mémorandum pour chaque candidat dans le fichier du bureau.Il est nécessaire que chaque pays reçoive ces documents en double afin qu'ils soient à la disposition de l'Overseas Representative et de l'Association des returnees ; de plus, il faut qu'ils reçoivent l'original et sa traduction anglaise. Le premier pouvant fournir des idées quant à la présentation et la seconde quant au fond.
Pour que la coopération soit effective et efficace il faut que les informations circulent sans cesse entre tous les pays d'Europe, telle est la tâche de l'E.I.C.
Brigitte Buffevant
III - LA FEDERATION EUROPEENNE
Les délégués européens se sont rencontrés à plusieurs reprises pour discuter du projet de Fédération Européenne. Il a été clair pour tous qu'il ne s'agissait pas de créer une structure supplémentaire rigide et que celle-ci n'avait pas pour tâche de gérer les programmes existants. Une des idées principales est de pourvoir la Coordination Européenne d'une association de volontaires, de la même manière qu'un bureau national est lié à une association de returnees. Au cours de longues discussions particulièrement animées, les délégués ont tâché de préciser le rôle de cette fédération ; une sous-commission a proposé la définition suivante :
1 - Les associations AFS nationales ont l'intention de créer une Fédération européenne pour poursuivre la coopération entre les associations bénévoles afin de promouvoir les objectifs d'AFS.
2 - Les membres estiment que la création d'une telle fédération est justifiée par le besoin de :
(1) une meilleure circulation d'information parmi les membres,
(2) une mise en commun de ressources financières,
(3) une mise en commun de savoir-faire et de main d'oeuvre,
(4) la relance et le renforcement de l'engagement de la part des returnees,
(5) une communication coopérative avec AFS/New York,
(6) un poids non négligeable dans l'orientation d'AFS,
(7) une image moins américaine et plus internationale d'AFS,
(8) la création en Europe d'un moyen de coordonner et gérer les programmes futurs et actuels.3- Afin de satisfaire à ces besoins, les activités d'une fédération pourraient comprendre :
(1) la continuation de l'édition de la lettre de coordination ainsi que la planification et réalisation de conférences européennes ; une aide au bureau de coordination européen par l'accord d'une force bénévole active, par feedback, etc... émanant des fonctions du Conseil d'Administration.
(2) La recherche de fonds, la mise en commun et redistribution de ces fonds parmi les pays européens, afin de réduire le déséquilibre financier en Europe, tout en finançant ses propres activités.
(3) A travers la mise en oeuvre de sa fonction informative, l'échange de connaissances vis-à-vis du fonctionnement des programmes AFS, et la promotion d'aide technique et humaine dans la gestion des programmes.
(4) La promotion de camps de travail, de séminaires, de projets, etc pour les returnees.
(5) Le début de programmes régionaux avec des pays qui ne participent pas dans les programmes AFS, à cause de l'image à prépondérance américaine d'AFS.
(6) Une association au processus décisionnaire d'AFS ; la création d'une structure pour la nomination des Administrateurs internationaux ; l'accroissement des opérations de placement, prenant en compte les connaissances considérables par rapport aux conditions locales.
(7) La planification et réalisation d'activités telles que des "Midway" pour les boursiers américains en Europe, des bus trips internationaux, etc.Ce cadre a été laissé volontairement ouvert. La Fédération deviendra effectivement ce que nous voudrons qu'elle soit. Les statuts que l'on trouvera en Annexe 3B ont été adoptés, après des modifications mineures, par 17 voix pour et 2 abstentions sur 19 pays votants. Ce vote n'est qu'une indication car il revient bien sûr à chaque association nationale de les approuver définitivement. Il faut noter qu'ils sont définitifs, en ce sens que les pays européens ont maintenant pour seul possibilité d'adhérer ou de ne pas adhérer : toute modification des statuts ne se fera que dans le cadre de l'association constituée, selon les règles définies par les statuts tels qu'ils ont été approuvé par les délégués.
En conclusion, je voudrais noter et regretter que ce projet ait été mal compris tant par certains représentants de l'AFS/Int'l que par la majorité des délégués Africains, Asiatiques et Latino Américains. Il faut rappeler ici la mise au point faite à l'ensemble du Congrès par le Délégué Italien et redire que notre but, en formant cette fédération n'est en aucun cas de créer un "superbloc" capable de s'opposer aux Etats-Unis et à longue échéance de nous substituer à eux pour "gouverner" l'AFS. Ce projet est le fruit d'une évolution : 25 ans de participation dans les programmes nous ont permis de mûrir au point où il nous semble possible et nécessaire de mieux nous organiser pour participer plus activement au renforcement de l'AFS toute entière et c'est toute entière me semble-t-il que celle-ci devrait se réjouir de cette évolution.
3. Définition d'EFIL dans "Youth Mobility and Education", EFIL 1981
LA FEDERATION EUROPEENE POUR L'APPRENTISSAGE INTERCULTUREL
Entre 1948 et 1958, des organismes de bénévoles se formèrent dans nombreux pays européens avec le but de promouvoir des études à l'étranger pour les jeunes au niveau du secondaire : leur objectif était d'offrir aux étudiants qui autrement n'auraient pas l'occasion de voyager indépendamment, la possibilité de vivre une année à l'étranger en famille où, participant au lycée, ils subiraient un apprentissage culturel.
Ces organismes nationaux, bien que toujours gérés en tant qu'associations privées par des membres, (dont nombreux anciens participants aux programmes de bourses à l'étranger), ont grandi grâce au soutien des instances locales, des ministères d'éducation nationale, etc ; ils ont joint leurs efforts à ceux d'autres groupes nationaux et, dans au moins six pays, ils sont aujourd'hui membres reconnus de l'Organisation nationale de jeunesse.
En 1964, la première Assemblée européenne de représentants des divers organismes nationaux se réunit à Turin, en Italie, afin de discuter une politique commune vis-à-vis des séjours des jeunes à l'étranger et d'établir des repères pour des développements futurs.
Pendant sept ans (1964-1971), ces Assemblées européennes se réunirent annuellement et informellement, comme moyen de maintenir des liens et d'échanger des points de vue.
En 1971, les pays participants votèrent la formalisation de cette forme de coopération européenne, en créant une Fédération européenne pour l'apprentissage interculturel, et en élisant un Conseil d'Administration européen afin de coordonner les activités, promouvoir de nouveaux programmes, établir des contacts avec des pays nouveaux - particulièrement en Europe de l'Est.
Dès lors, la Fédération a établi des contacts de travail avec des départements d'éducation du Conseil de l'Europe, avec ceux des communautés européennes, ainsi qu'avec ceux des organisations non gouvernementales à l'échelle européenne, a développé des échanges entre pays européens, a établi un échange avec la Fédération polonaise d'associations de jeunesse, a organisé des séminaires sur le développement d'organisations volontaires, ainsi que sur des conférences annuelles pour ses membres, a sponsorisé un séminaire d'un mois sur les minorités à Valcamonica (Alpes) avec des fonds contribué par la Fondation de jeunesse européenne, etc.
La fédération européenne pour l'apprentissage interculturel est également membre d'un organisme mondial d'échanges de jeunes, AFS International/Intercultural Programs, qui jouit d'un statut consultatif auprès de l'ECOSOC à l'ONU.
La Fédération a été agréée en tant qu'association internationale sous les statuts belges, par le décret royal du 9 décembre 1975. Son siège social se situe rue Stévin 8, 1040 Bruxelles.
EFIL est le sigle de l'European Federation for Intercultural Learning, la Fédération européenne pour l'apprentissage interculturel. Nous sommes une fédération de 21 organismes membres provenant de 20 pays européens.
Nos organismes membres se caractérisent particulièrement par leur engagement dans l'organisation, la gestion et la promotion d'échanges de jeunes entre divers pays européens. Ces programmes d'échanges, par lesquels des jeunes vont dans un autre pays où ils vivront avec une famille et iront à l'école ou au travail, représentent le principal moyen par lequel EFIL essaie de promouvoir la conscience et l'apprentissage interculturels.
Les programmes d'échange EFIL comprennent des programmes créés à l'intention du secteur de scolarité secondaire ainsi que des programmes pour ceux qui poursuivent une formation de métier ou qui travaillent déjà.
En plus de nos programmes d'échange, d'autres méthodes que nous utilisons afin de promouvoir la conscience et l'apprentissage interculturels comprennent des séminaires (que nous organisons au moins trois fois par an) et des publications (dont des rapports de séminaire et des kits pour formateurs interculturels).
Nos séminaires sont destinés à deux publics : professeurs / enseignants et personnel : bénévoles de nos organismes membres. Le but de ces séminaires est de contribuer à l'amélioration du niveau de nos programmes à tout échelon.
Les programmes d'échange
Les organismes membres d'EFIL jouissent d'une vaste expérience dans l'organisation et la gestion de programmes d'échange internationaux. En Europe, ils échangent environ 550 lycéens de dernière année (qui complètent leur année terminale dans un lycée étranger). En plus, certains de nos organismes membres participent à des échanges trois mois où les lycéens vont dans un autre pays pour un trimestre, normalement au cours de l'avant-dernière année du lycée. Certains de nos organismes membres sont également actifs dans l'organisation de programmes d'échange pendant les vacances scolaires d'été pour des lycéens plus jeunes ainsi que dans l'organisation d'échanges de classes et de professeurs aux niveaux national et international. Une caractéristique essentielle de ces échanges est que les participants sont accueillis dans des familles, bénéficiant ainsi d'un maximum d'ouverture sur la nouvelle culture sous toutes ses formes.
Des programmes d'échanges sont également proposés dans le secteur non-scolaire. Nombre de nos membres de pays de la CEE jouent un rôle significatif dans l'organisation et la gestion de programmes pour jeunes travailleurs et d'autres jeunes non-scolarisés à travers des programmes CEE tels que les échanges de "Jeunes travailleurs", de "Jeunesse pour l'Europe", et d'autres.
Les programmes d'EFIL d'échanges de jeunes travailleurs consistent en une expérience de travail dans un autre pays de la CEE pour des périodes de trois semaines jusqu'à huit mois (la durée moyenne de ces programmes étant de deux mois plus un mois d'apprentissage dans la langue du pays d'accueil). Ces programmes sont généralement basés sur des secteurs industriels particuliers, tels que ceux des médias, des tâches administratives de bureau ou de l'hôtellerie. En tout, nous envoyons et accueillons annuellement environ 400 jeunes travailleurs.
Les détails complets concernant les programmes d'échange d'EFIL sont disponibles auprès de nos organismes membres : veuillez contacter le représentant d'EFIL dans votre pays pour plus de renseignements sur les activités d'un programme ou pour des informations générales à propos de leurs activités d'apprentissage interculturel.
Séminaires et Publications
EFIL est actif dans la gestion des séminaires depuis plus de 15 ans. D'habitude, nos séminaires sont destinés pour le personnel et les bénévoles de nos organismes membres. Au cours des dernières années, nous avons organisé des séminaires sur des sujets tels que "Comment comprendre et travailler avec les systèmes d'éducation en Europe", "Le rôle de l'apprentissage linguistique dans les échanges", "Les activités nord/sud", etc. Nos séminaires ont souvent bénéficié du soutien de la Fondation européenne de la jeunesse et du Centre européen de jeunesse.
Nous organisons ponctuellement des symposium et des conférences sur des sujets relatifs à l'apprentissage interculturel et nombre de nos associations membres créent des séminaires pour des publics spécifiques, tels que professeurs et enseignants.
Nous avons aussi édité deux rapports de symposium majeurs, "Des valeurs communes pour l'humanité" et "La mobilité de la jeunesse et l'apprentissage". Finalement, nous sommes en voie de faire éditer notre kit de "Matériaux d'apprentissage interculturel", un outil d'enseignement largement utilisé par des enseignants dans le cursus de nombreux pays européens.
Ces rapports et publications peuvent être obtenus auprès du secrétariat d'EFIL.
Notre histoire et notre organisation
EFIL fut fondé en 1971 afin de coordonner des programmes d'échange, d'initier de nouveaux programmes et d'autres activités d'apprentissage interculturel et de promouvoir la création de nouveaux organismes d'échange. EFIL et ses membres sont des organismes de bénévoles à but non lucratif et sans orientation politique. EFIL fut établi en Belgique par décret royal.
EFIL collabore étroitement avec les institutions majeures d'Europe telles que la CEE (le Directorat général V) et le Conseil de l'Europe. Nous sommes membres du Bureau de coordination européenne des ONG de jeunesse internationales (ECB), du Forum de la jeunesse de la CEE, de CC-EYE, du CCSVI, d'AEYC, de GIM et de SIETAR. En plus, nous avons un statut consultatif auprès de l'UNESCO et du Conseil de l'Europe.
EFIL est membre, catégorie C, de la Consultation Collective des ONG de Jeunesse qui se réunit annuellement. Il y a dix ans, EFIL collabora activement avec la Division de la Jeunesse de l'UNESCO, notamment en organisant une conférence intitulée "Youth Mobility and Education". Depuis trois ans, EFIL est représenté dans les sessions du Groupe de travail qui planifie les réunions de la Consultation Collective.
a. Brochure sur : la Consultation Collective des ONG de Jeunesse, Division de la Jeunesse et des Sports, UNESCO, 1 rue Miollis, 75015 PARIS.
LES JEUNES
Entre les enfants et les adultes, les "jeunes" appartiennent à un groupe d'âge dont les limites évoluent avec le temps et le contexte culturel ou géographique. Pour le système des Nations Unies et l'Unesco, la fourchette se situe entre 15 et 24 ans.
En 1984, "les jeunes" de cette tranche d'âge représentaient 45% de la population mondiale : 921 millions de filles et de garçons (dont 187 dans les pays développés et 734 dans les autres). En 1975, ils étaient 730 millions. En l'an 2000, on prévoit 1 milliard 180 millions, soit une augmentation de 60% en 25 ans.
La proportion de "jeunes" varie considérablement d'un endroit à un autre : dans les pays en développement la population "jeune" augmentera de 80% d'ici l'an 2000 (elle devrait même doubler en Afrique), tandis que dans les pays industrialisés elle n'augmentera que de 5%.
...ET L'UNESCO
Parmi les organisations du système des Nations Unies, l'Unesco, de par ses domaines de compétence, est sans aucun doute l'organisme international le plus fréquemment sollicité par les jeunes.
Les activités orientées vers la jeunesse se retrouvent dans tout le programme de l'Unesco. La Division de la Jeunesse, qui fait partie du Secteur des Sciences sociales et humaines, joue un rôle central, puisqu'elle est chargée de stimuler et de coordonner l'action intersectorielle tout en ayant son propre programme spécifique à l'intention de jeunes. Nombreuses sont les activités prévues dans ce programme qui concernent les ONG de jeunesse.
CONSULTATION COLLECTIVE ANNUELLE DES ORGANISATIONS NON GOUVERNEMENTALES DE JEUNESSE
543 organisations non gouvernementales ont un statut consultatif (A, B ou C) avec l'Unesco.
Les modalités d'admission dans chacune de ces catégories ainsi que les obligations et avantages afférents sont fixés par des directives précises approuvées par la Conférence générale de l'Unesco. Les ONG de jeunesse et d'étudiants ou ayant un important secteur d'activités pour la jeunesse, (de catégorie A, B et C), peuvent, si elles le souhaitent, participer à la Consultation collective en faisant une demande écrite à la Division de la jeunesse de l'Unesco avec les justifications nécessaires. La Consultation collective compte actuellement 72 membres.
Cette consultation a été créée en 1975, conformément au principe selon lequel le programme de l'Unesco relatif aux jeunes doit être élaboré en coopération avec les jeunes eux-mêmes, en les associant à la mise en oeuvre de ce programme. S'il est vrai que la plupart des jeunes sont inorganisés, les ONG, de par leur expérience et leur capacité de mobilisation, sont un instrument privilégié de communication avec les jeunes et en particulier un moyen d'atteindre ceux d'entre eux qui ne participent pas à des structures associatives.
L'Unesco et les ONG de jeunesse se retrouvent ainsi chaque année soit au Siège de l'Organisation à Paris, soit hors Siège sur l'invitation d'un Etat membre. La Consultation permet de s'informer mutuellement des propositions et des préoccupations, tout en contribuant à stimuler l'engagement des ONG de jeunesse vis-à-vis des diverses activités de l'Unesco : études, recherches, réunions d'experts, activités de formations, projets de développement, etc...
Les ONG de jeunesse et d'étudiants s'associent à leur tour à l'élaboration et à l'exécution du Programme de jeunesse de l'Unesco et des autres programmes de l'Organisation qui les concernent. Les ONG de jeunesse participent également à la mise en oeuvre des résolutions générales de l'Unesco se référant à la poursuite des grands objectifs de l'Organisation.
Lors de la dernière Consultation collective à Madrid en septembre 1987 les questions suivantes ont été examinées :
---la problématique de la jeunesse en Amérique latine,
---les jeunes et l'alphabétisation,
---les échanges interculturels de jeunes,
---l'action des jeunes contre l'abus des drogues.Elle aboutit à des propositions concrètes d'action commune des ONG dans ces quatre domaines ainsi que dans celui de la formation des animateurs de jeunesse pour le développement rural. Elle a également recommandé l'organisation par l'Unesco d'une Consultation régionale des organisations de jeunesse en Amérique latine en 1988 et, par la suite, des consultations similaires dans les autres régions du monde.
En instaurant ce mécanisme, l'Unesco a renforcé le rôle des ONG de jeunesse. Il conviendrait de citer à cet égard la recommandation faite dans la Déclaration de Barcelone (Espagne, 8-15 juillet 1985) : "La contribution des organisations non gouvernementales de jeunesse a été et restera particulièrement importante et il est indispensable de promouvoir et de renforcer les mécanismes existants de communication et de consultation avec les organisations non gouvernementales de jeunesse".
LE GROUPE DE TRAVAIL
Un Groupe de travail composé de 6 ONG de jeunesse élu pour un an par la Consultation collective maintient le contact avec le Secrétariat de l'Organisation entre deux consultations. il se réunit au moins deux fois par an pour définir les rythmes et les préoccupations essentielles de l'ensemble des membres de la Consultation et assurer le suivi des propositions de cette dernière.
LE VOLONTAIRE
Un autre acquis de la Consultation collective. Depuis 1977 l'Unesco accepte sur proposition du Groupe de travail la participation d'une personne venant des ONG au sein de son Secrétariat. Son rôle est de maintenir un contact permanent entre les ONG de jeunesse et l'Unesco. Ce Volontaire aide les membres de la Division de la jeunesse pour la mise en oeuvre de certains projets et pour la diffusion de l'information au public sur les activités concernant la jeunesse.
41 ANS D'HISTOIRE
1946 Fondation de l'Unesco
1955 Création de la Division de la Jeunesse
1964 Première conférence intergouvernementale sur la jeunesse à Grenoble (France)
1968 Premier rapport à la Conférence générale de l'Unesco sur la situation de la jeunesse à l'échelle mondiale
1969 Formation d'un groupe ad-hoc de jeunes, chargé de conseiller le Directeur général sur l'exécution du programme en faveur de la jeunesse
1974 Deuxième rapport à la Conférence générale et reformulation du programme de jeunesse de l'Unesco
1975 Convocation d'une Consultation collective annuelle avec les organisations non gouvernementales de jeunesse (ONG)
1976 Instauration d'un Fonds spécial pour la jeunesse
1977 à 1981 Organisation de réunions régionales sur la jeunesse dans les années 80 à Costinesti (Roumanie) et lancement d'un Appel pour la préparation de l'Année internationale de la jeunesse (AIJ)
1983 Adoption par la Conférence générale de l'Unesco, à sa vingt-deuxième session, d'une "Note sur les orientations du Plan à Moyen terme pour 1984-1989 dans le domaine de la jeunesse"
1985 Congrès mondial sur la jeunesse à Barcelone (Espagne) et célébration de l'AIJ. Session plénière spéciale de la Conférence générale de l'Unesco consacrée à la jeunesse. Rapport du Directeur général de l'Unesco
1987 Présentation d'un rapport du Directeur Général à la 24ème session de la Conférence Générale de l'Unesco sur "La contribution de l'Unesco à l'Année internationale de la jeunesse et à la promotion de ses objectifs pour l'avenir
b. 7 DECLARATION SUR LES ECHANGES INTERCULTURELS DE JEUNES
adoptée par la Consultation collective des ONG de jeunesse à sa session de 1988, à Paris,
et complétée lors de sa session de 1989, tenue à Sochi/Dagomys (URSS)
La Consultation collective des ONG de jeunesse,
Tient à proclamer que dans un monde en évolution constante, où l'interdépendance s'accentue, la coopération et la solidarité internationales doivent être renforcées,Convaincu que les jeunes d'un pays devraient avoir davantage d'occasions de mieux connaître les jeunes appartenant à d'autres cultures, à différentes régions du monde, à différentes religions, et à différents milieux sociaux et politiques,
Convient que les échanges interculturels de jeunes sont un moyen important permettant d'atteindre ces objectifs et qu'une grande priorité devrait leur être accordée,
S'engage à développer encore les échanges interculturels de jeunes sous tous leurs aspects, en étroite collaboration avec l'Unesco,
Reconnaît qu'il existe encore de nombreux obstacles administratifs, économiques et juridiques qui entravent les échanges de jeunes, quelques-uns d'entre eux étant mentionnés dans le rapport intitulé "Barriers to Youth Exchange, in a Worldwide Perspective", préparé par les ONG de jeunesse,
Constate que la plupart des échanges de jeunes se sont concentrés dans l'hémisphère Nord, en particulier en Europe, et qu'il faudrait stimuler le développement des échanges interculturels de jeunes au niveau mondial (Nord-Sud) ainsi qu'entre les pays en développement,
Convaincu en outre que l'Unesco est la mieux placée pour se faire l'avocat du développement des échanges interculturels de jeunes, dans un contexte éducatif et culturel, en particulier des échanges internationaux dans le cadre de l'Année internationale de l'alphabétisation, de la Décennie mondiale du développement culturel et du Plan de développement de l'éducation pour la compréhension, la coopération et la paix internationales,
Note avec satisfaction l'intérêt que porte le Directeur général de l'Unesco pour les échanges de jeunes tel qu'exprime dans son rapport sur l'étude de faisabilité concernant l'éventuelle création d'un programme international pour la Décennie mondiale du développement culturel (Document 25 C/95) notamment aux paragraphes 43, 44, 45, 46 et les propositions du C/5 (07108) sur le développement des échanges interculturels de jeunes pour la promotion de la paix, des droits de l'homme et de la compréhension internationale.
1) Recommande en conséquence aux Etats membres de l'Unesco de :
2) Recommande au Directeur général de l'Unesco la mise en oeuvre des mesures suivantes :a. Souscrire à la notion d'échange de jeunes ;
b. Lui accorder une grande importance dans leur politique culturelle et de jeunesse, et de la promouvoir comme une moyen éducatif pouvant renforcer la compréhension et la solidarité internationale ;
c. Mettre en place dans leurs pays respectifs des fonds nationaux au service des échanges de jeunesse, et
d. Travailler à l'établissement d'une convention internationale sur les échanges interculturels de jeunes.
a. Travailler en étroite collaboration avec les Etats membres à l'établissement de la convention internationale sur les échanges interculturels de jeunes ;
b. Collaborer avec les institutions compétentes pour réaliser des études relatives aux obstacles qui entravent les échanges interculturels de jeunes dans différentes régions du monde, telle que l'étude du Conseil de l'Europe sur les obstacles à la mobilité des jeunes eu Europe ;
c. Accroître les contributions extrabudgétaires pour les échanges de jeunes dans les pays en développement, en élargissant les objectifs du Fonds spécial pour la jeunesse créé par l'Unesco en 1976 ;
d. Encourager l'élaboration de programmes d'échanges, mis en place et administrés par les jeunes eux-mêmes, mettant l'accent sur les échanges Nord/Sud et Sud/Sud ;
e. Associer les Clubs Unesco et le Système des écoles associées de l'Unesco à la mise au points de méthodes à appliquer dans l'échange de jeunes, réaffirmer l'importance des ONG de jeunesse dans les recherches méthodologiques concernant l'éducation au service de la compréhension internationale, et appuyer les efforts qu'elles font pour enrichir la pédagogie des échanges interculturels des jeunes ;
f. Améliorer la qualité éducative des échanges interculturels de jeunes en organisant des cours de formation à l'intention des animateurs de jeunes et en réunissant périodiquement représentants des gouvernements et organisateurs des échanges, à l'échelon régional et international ;
g. Renforcer le système des bourses de voyage que l'Unesco attribue à des responsables de mouvements de jeunesse, pour qu'ils tirent un meilleur parti de leurs programmes d'apprentissage interculturel;
h. Servir de point de convergence pour les échanges de jeunes en améliorant le répertoire établi par l'Unesco, et en réunissant le maximum d'information sur les échanges de jeunes, en particulier sur les structures actuelles, puis rendre cette information aisément accessible en utilisant tous les médias modernes, de manière que les organisateurs des pays en développement tout particulièrement en bénéficient ;
i. Soutenir les ONG de jeunesse en général, et la Consultation collective des ONG de jeunesse et son groupe de travail spécial sur les échanges de jeunes, en particulier, et collaborer aussi étroitement que possible avec eux, à l'exécution d'un plan d'action conjoint;
j. Assurer une place de choix aux échanges interculturels des jeunes dans le troisième Plan à moyen terme, dans les préparatifs, la célébration et la suite à donner à l'Année internationale de l'alphabétisation, la Décennie mondiale du développement culturel et le Plan de développement de l'éducation pour la compréhension, la coopération et la paix internationales, ainsi que dans d'autres activités futures de l'Organisation.