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Ils allaient vers l'assaut, dont ils ne connaîtraient pas la joie, mais dont ils partageaient les périls. BINET-VALMER. |

LETTRE DU LIEUTENANT-COLONEL GIRARD, Directeur, pendant la guerre, des services
automobiles des armées françaises.Mon cher ami,
J'ai gardé quelques jours votre intéressant ouvrage « Les camions de la Victoire » parce que j'ai tenu à le lire avec la plus grande attention et que j'y ai trouvé joie et intérêt.
Il m'a rappelé les débuts difficiles, les progrès ardus, puis le succès, et votre agréable passage sous mes ordres, à la fin de 1916 et au commencement de 1917.
Je vous félicite très sincèrement pour ce beau travail et vous envoie l'expression de mes souvenirs affectueux.
A Metz, le 18 mai 1920,
GIRARD
AVANT-PROPOS Par le Commandant DOUMENC,
Directeur, pendant la guerre, des services automobiles
des armées françaises.Voici le tableau le plus précis et le plus complet des idées et des faits qui ont marqué le développement du Service Automobile pendant la grande guerre. C'est un ouvrage achevé, où l'auteur, admirablement maître de son sujet, a su, dans un style sobre mais vivant, et avec un souci minutieux de l'exactitude, apporter, à l'histoire de nos armées, une contribution des plus précieuses.
Le lieutenant Paul Heuzé a été cité, en avril 1918, comme commandant d'une section sanitaire, au cours de circonstances particulièrement difficiles. Sa documentation est donc autre chose qu'une compilation de textes. Mais l'historien et l'homme de lettres qui sont en lui se seraient mal accommodés de la seule considération de sentiments et d'impressions personnels. Aussi ce livre pourrait-il avoir pour épigraphe le conseil donné jadis par leurs chefs aux futurs officiers du Service Automobile, au moment où ils quittaient l'école de Beauvais:
« Pour réussir dans l'accomplissement de votre tâche, il faut que vous soyez modestes et travailleurs. »
Il n'est pas douteux que tous, dans notre Service Automobile, officiers et troupe, n'ont jamais marchandé leurs efforts et ont su donner tout leur cur et toute leur intelligence pour mener à bien des besognes souvent ingrates. Notre ancien grand chef comme directeur de l'arrière, le général Ragueneau, venant de parcourir un projet d'Historique de notre Service pendant la guerre, écrivait
« Cette lecture laisse même ceux qui ont suivi de près le développement du Service Automobile et considèrent comme un grand honneur de l'avoir encouragé et facilité, sous l'impression profonde d'une véritable admiration pour l'oeuvre réalisée. On ne peut pas ne pas conclure que le Service Automobile a bien mérité de la Patrie »
Les anciens du Service Automobile seraient très fiers de voir ces sentiments partagés par les lecteurs du livre de Paul Heuzé, s'ils ne devaient pas en attribuer le mérite uniquement à l'agrément des pages qui vont suivre.
A Paris, le 15 mai 1920.
DOUMENC