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Robert Villate. Foch à la Marne. |
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1. Nous avions initialement cinq armées; une armée dite d'Alsace a été créée le 10 août; une armée de Lorraine le 19 (avec les divisions de réserve des Hauts-de-Meuse) ; l'instruction générale du 25 août a prévu l'organisation, à notre aile gauche, d'une armée qui recevra le numéro 6; l'armée qui va être confiée au général Foch est donc la 9e.
2. Un post-scriptum ajoutait que «si les divisions de réserve de la 4' armée viennent dans le sillage du 11e C.A., elles entreront dans la composition de ce groupement ». Ces divisions étaient les 52e et 60e.
3. Il n'en était question ni dans le Règlement sur la conduite des grandes unités, ni dans les cours de l'Ecole de guerre.
4. Général DUBOIS : «Deux ans de commandement sur le front de France » (Paris, 1921, 1er volume).
5. BUJAC : «Le général Eydoux et le XIe corps au début de la Grande Guerre (Nantes, 19-94, p. 186).
6. Voir : Commandant D'ARGENLIEU, Revue de Cavalerie, 1928.
7. Il y a là un enseignement important à noter. La guerre n'est pas commencée depuis un mois, que déjà il a fallu improviser quatre armées ou détachements d'armée. Faute d'avoir prévu une réserve d'états-majors tout constitués, il a fallu créer ces organes de commandement au petit bonheur. Ils ont beau réunir des individualités brillantes, leur travail ne peut pas avoir, dès le premier jour, le rendement de ceux qui ont été formés dès le temps de paix, et qui, dès le temps de paix, ont pris l'habitude de travailler en commun.
8. BUJAC, ouvrage cité, p. 186.
10. En réalité, la gauche du 171 corps se trouvait sensiblement plus au sud.
11. La directive du 27 août prescrivait une marche en direction générale du sud-ouest, mais elle envisageait une conversion possible vers le sud.
12. Reichsarchiv Weltkrieg, t. 111, p. 311 et t. IV, p. 8.
13. BULOW : «Mon rapport sur la bataille de la Marne». --- BAUMGARTEN, : « Le Haut-Commandement », p. 69 et 77.
14. BAUMGARTEN : « Le Haut-Commandement », p. 79.
15. En fait, deux seulement sont partis.
16. Cf. BIRCHER : «Die Krisis an der Marneschlacht », p. 270. Le docteur Bircher, colonel dans l'armée suisse, estime que Bülow était déjà menacé par une attaque d'apoplexie comme celle qu'il eut en mars 1915.
17. D'après les historiques des régiments cités. Cf. VILLATE: «L'état matériel des armées allemandes à la Marne» ( Revue d'histoire de la Guerre mondiale, octobre 1926).
18. On voit que, si les renseignements des prisonniers ont une tendance à l'exagération, ils reflètent, cependant, la situation réelle de cette armée telle qu'elle nous apparaît maintenant par l'étude des historiques des régiments allemands.
19. Machault, intendant de Champagne, fit dresser un procès-verbal détaillé de leur consistance; ce procès-verbal servit à partager les marais entre le roi et les communes.
20. Cette phrase est commune à tous les ordres préparatoires; nous la donnons une fois pour toutes.
21. Il est remarquable que, de tous les ordres envoyés par les armées en exécution de l'ordre général n° 6, c'est celui du général Foch qui prononce le premier le mot « avant-gardes ». Le général Foch serait donc, de tous les commandants d'armée, le premier qui se serait mis dans le mouvement en avant.
22. Notes Inédites des généraux DEVILLE et LAVIGNE-DELVILLE.
23. Le général DUBOIS (Deux ans de commandement) mentionne cet ordre comme étant de 6 h. 45; mais un ordre particulier de 6 h. 20 en donnait l'essentiel.
24. (Dans la journée du 8 septembre, le 1er corps d'armée, avant à exécuter un mouvement analogue, prendra les mêmes dispositions, qui auront les mêmes conséquences; Mais, ici, les répercussions sur la bataille seront beaucoup plus graves.
25. A 8 h. 30, le général Humbert a notifié à sa division l'arrêt de la retraite par un ordre dont nous reproduisons le premier paragraphe, bien caractéristique de sa manière et de son optimisme :
« Les marches des jours derniers constituaient une manoeuvre qui avait pour objet de placer les armées allemandes dans une situation aventurée. D'après les renseignements, les troupes ennemies sont fatiguées; elles ont perdu beaucoup de monde; les prisonniers interrogés hier, appartenant à des unités contre lesquelles la division a combattu, ont avoué avoir perdu beaucoup d'hommes au combat de La Fosse-à-l'Eau (100 hommes par compagnie).
« Par ordre du G. Q. G., les armées reprendront demain l'offensive sur toute la ligne... »
26. Souvenirs personnels du général EON.
Le bataillon Noblet avait eu affaire à la 3e batterie du 3e régiment d'artillerie de la Garde et à un escadron du Leib Garde Husaren Regiment. D'après Bircher (op. cit.), Il y aurait eu trois escadrons et une batterie arrivés dans l'après-midi au château. Un bataillon du 4e régiment de la Garde avait été alerté en toute hâte et s'était porté en avant pour délivrer la batterie encerclée. Il avait atteint celle-ci quand le bataillon Noblet s'était replié sur Vert-la-Gravelle et avait jugé prudent de se replier, lui aussi.
27. Notes inédites du colonel BALAGNY et Souvenirs personnels du capitaine DUPUY-FROMMY.
28. IIe armée, Dormans, 5 septembre, 12 heures, donné par Bircher, p. 87.
29. Reichsarchiv, t. IV, p. 20.
30. BAUMGARTEN : « Le Haut-Commandement », p. 90; HAUSEN : « La campagne de la Marne >, p. 218.
31. D'après BIRCHER (p. 92), ordre du 5 septembre. 18 heures.
32. Reichsarchiv, t. IV, p. 17.
33. Pour les opérations du 10e corps à la Marne, Cf. Colonel VALARCHÉ: «Le combat du Petit-Morin » (in Revue d'Artillerie, août-novembre 1928).
34. Lieutenant-colonel LUCAS : « Le 10e C. A. et la 42e D. I. à la bataille de la Marne » (Revue militaire générale, oct. 1924).
35. D'après le journal de marche de la 42e division, La Villeneuve n'aurait été évacuée que le 7 au matin, sous la violence du feu de l'artillerie ennemie. Mais cette affirmation est en contradiction : a) avec l'ordre qui, d'après le même journal de marche, aurait été donné à 5 h. 15 pour la reprise de ce village, b) avec les indications données par le journal de marche du 151e R. I.; c) avec le témoignage formel du général Deville.
36. Cf. KOELTZ (lieutenant-colonel) : « D'Esternay aux marais de Saint-Gond » (Paris, Lavauzelle et Cie., 1930). Ouvrage très précieux pour ce qui concerne les combats des unités allemandes. Cf. Das Marnedrama 1914 (collection Schlachten des Weltkrieges), 4 volumes.
37. Xe C. A. Baye, 5 septembre, 22 heures (BIRCHER, p. 93).
38. Historiques des 73e et 78e régiments d'infanterie.---Reichsarchiv, t. IV, p. 65.---Historique du 17e régiment de hussards.
40. Müller LOEBNITZ : « der Wendepunkt der Marneschlacht ».---Historique du 17e hussards.
42. Revue militaire suisse, 1926. Journal de marche du 15e R. I. R.
44. Comptes rendus du général Humbert et du général Blondlat, datés de 7 heures, 7 h. 15. 7 h. 20, 8 h. 45, 9 h. 20.
45. Général DUBOIS : « Deux ans de commandement », 1, p. 176.
46. Ordre général n° 34, 6 septembre, 0 h. 15.
47. « Les Marais de Saint-Gond ».
48. Cet ordre est reproduit d'après le journal de marche inédit du colonel Cros, qui nous a été communiqué, et auquel nous empruntons également les renseignements donnés ci-dessous sur le mouvement des bataillons Fralon et de Ligny. On voit, dans ce journal,---ce qui montre une fois de plus la difficulté des transmissions sur le champ de bataille.---que l'ordre 47, parti à 13 h. 25, n'atteignit le lieutenant-colonel Cros qu'à 18 h. 30.
49. Déclaration du sergent-major Doux-Cassat, reproduite dans le journal de marche du lieutenant-colonel Cros.
50. Nombreux sont, à notre connaissance, dans cette période, les exemples d'une fraction du génie ainsi restée en première ligne sous les pires bombardements, indifférente aux fluctuations de la bataille... et oubliée par ses chefs.
51. Garde, ordre du 6 septembre, Gionges,
minuit.
Toutes les heures de cet ordre sont rapportées en heure
française.
52. Historiques des 1er, 2e, 4e régiments de la Garde à pied. (Cf. BIRCHER p. 98 et suivantes.)
53. Nous avons vu la situation de cette artillerie, dont certains groupes sont assez désorganisés; mais son action est telle que les Allemands la qualifient ainsi.
54. Reichsarchiv, t. IV, p. 66.---BAUMGARTEN : « Marneschlacht », p. 84.
55. Il s'agit de deux « bataillons d'élite », dont nous verrons plus loin l'histoire.
56. Le colonel Balagny, à qui nous devons les détails relatifs à l'engagement de son régiment, ne sait pas encore de façon précise, à ce moment, qu'il appartient à la 9e armée.
57. BUJAC, ouvrage cité, et Souvenirs personnels du général VIOTTE.
58. Historique inédit de la 9e D. C.
59. BAUMGARTEN---« Le Haut-Commandement », p. 121; BIRCHER, p. 104.
60. Reichsarchiv, t. IV, p. 91.---BAUMGARTEN : « Marneschlacht », p. 84.---BIRCHER, p. 105 et suivantes.
61. Historique du 177e régiment d'infanterie.
62. Reichsarchiv, t. IV, P. 91; BIRCHER, p. 107.
63. Historique du 18e régiment de hussards.
64. Reichsarchiv, t. IV, p. 94, 96.
65. Reichsarchiv, t. IV, p. 96.---HAUSEN, p. 230.
66. HAUSEN, p. 227.---BAUMGARTEN : « Marneschlacht », p. 87.
67. G. Q. G., télégramme n° 3948, 6 septembre, 7 h. 30.
68. IIe armée, ordre Ia N° 25, Montmort, 6 septembre, 20 heures.
70. Reichsarchiv, t. IV, p. 76.
71. Reichsarchiv, t. IV, P. 98.---BAUMGARTEN : « Marneschlacht », p. 98.
73. « Vom Siegeslauf der Armee Bülow » (Sudd. Monatshefte, novembre 1914).
74. Journal de marche du 15e R. I. R.
75. Reichsarchiv, p. 82. il est à remarquer que, malgré cet ordre d'arrêt de l'offensive, la XXe Division continuera a pousser en avant des unités jusqu'alors en réserve.
76. Reichsarchiv, p. 89.---Müller LOEBNITZ: «Marneseschlacht ».
78. Ordre reproduit d'après un registre de « sorties » de la division du Maroc, registre composé de copies qui présentent de nombreuses erreurs.
79. Compte rendu de 20 h. 20.---La dernière phrase de ce compte rendu montre avec quelle facilité on attribuait alors aux Allemands, faute de connaître les conditions d'exécution de tels travaux, de formidables organisations défensives : « Un officier de mon état-major que j'ai envoyé pour examiner la situation dans la région crête du Poirier---bois de Saint-Gond, me rend compte que l'ennemi a creusé des tranchées profondes sur la crête du Poirier, observatoire bétonné, etc... »
80. Le colonel Eon, commandant la .36" brigade, a cru devoir accompagner celui de ses régiments qui recevait une mission de combat, le 77e. Il sera avec lui jusqu'à la fin de la bataille. Nous le retrouverons à Mondement.
81. D'après le colonel KOELTZ (op. cit., p. 190), les éléments allemands, stationnés dans Oyes, attaquaient au même moment, sans succès, le long du chemin de terre d'Oyes à Montgivroux. Il est vraisemblable que la partie nord du village était seule occupée sérieusement par les Allemands.
82. Garde, ordre du 7 septembre, 6 h. 30, cité par BIRCHER, p. 146.
83. Les renseignements des historiques des corps placent cette relève à des heures plus tardives que BIRCHER (p. 145), ce qui nous semble plus vraisemblable.
84. Reichsarchiv, t. IV. p. 70.
85. Il semble inutile de relever cette affirmation erronée.
86. D'après l'historique du 4e régiment de la Garde à pied, il y aurait eu un bataillon seulement envoyé en renfort du 3e régiment à pied. D'après Bircher la 1re division aurait envoyé trois bataillons d'infanterie, le Leib Garde Hussaren Regiment et une batterie vers Aulnizeux.
87. Cf. BUJAC, op. cit., p. 194.
88. Ce sont les deux divisions du XIIe corps actif.
89. Reichsarchiv, t. IV, p. 98; BAUMGARTER : « Marneschlacht », p. 98.
90. Il est curieux de constater qu'à la même heure, le 11e corps signale une violente attaque allemande sur Lenharrée (Cf. supra, p. 145). Evidemment tout le monde a attaqué et surtout tout le monde s'est défendu contre une attaque possible et redoutée.
91. Reichsarchiv, t. IV, p. 88; BIRCHER p. 126 et suivantes; BULOW, p. 118; BAUMGARTEN, p. 117; Müller LOEBNITZ, etc.
92. A ce moment, il n'a pas encore la disposition de la IIe division d'infanterie de la Garde.
93. Reichsarchiv, t. IV, p. 171.
94. Chef-d'état-major de la IIIe armée.
95. HAUSEN, p. 239; Reichsarchiv, t. IV, p. 172. Le Reichsarchiv ne parle pas de la modification de l'heure de l'attaque de la 1re division de la Garde.
96. Il s'agit de batteries de la 52e division de réserve.
97. Il s'agit évidemment de renseignements concernant les résultats obtenus par les armées de gauche.
98. Lettre particulière du 13 juin 1927.
99. Lettre particulière du général Janin, du 14 octobre 1926.
100. En fait, entre 3 h. 30 et 4 h. 30, heure allemande. Cette différence d'heures entre les deux armées a trop souvent été oubliée pendant la. guerre.
101. Un modeste monument a été élevé à la mémoire du capitaine Zehrfuss sur la route de Père à Normée au point où il est tombé. Aucun point n'est plus propice à l'évocation des tragiques événements du matin du 8 que cette clairière, aux vues étroitement limitées.
102. Nous avons vu que ce renseignement était inexact : il s'agissait, sans doute, de deux bataillons du 2e régiment de la Garde qui, à la gauche de la 1re D. I. G., étaient passés à proximité du village.
103. Les divers témoignages que nous avons recueillis contredisent formellement ces accusations; partout, il y eut du désordre, mais partout on se battit bravement.
104. Souvenirs inédits, du colonel BALAGNY.
105. Cf., page 170.
106. Souvenirs inédits du général LAVIGNE-DELVILLE.
107. Reichsarchiv, t. IV, p. 176; BIRCHER, p. 167.
108. Compte rendu de 7 h. 30 du général Humbert.
109. Le même compte rendu ajoute : « On y a constaté (sur les positions du Poirier) des cadavres et des blessés qui appartiennent à la Garde. » Affirmation peu vraisemblable, car la Garde ne parait avoir eu aucun élément de ce côté; mais exagération bien naturelle chez des combattants, heureux de se persuader qu'ils ont eu affaire à forte partie.
110. Ces deux ordres sont reproduits d'après des minutes non signées trouvées au carton des entrées de la 9e armée. D'après l'ouvrage du général Dubois, le premier serait de 6 h. 20, le second de 8 heures. D'après le même ouvrage, le second comporterait en outre les paragraphes suivants :
« Cet ordre annule celui prescrivant de placer une brigade en crochet offensif.
» Le général commandant la 17e division devra mettre à la disposition du général Battesti, en proportion aussi forte que possible, ses forces disponibles. Monter cette attaque en liaison intime avec celle du 11e corps. »
112. Il faut évidemment lire : Connantray. L'ordre est de la main même du général Eydoux.
113. Rapport du Colonel Briant, commandant le 114e, reproduit par le général Dubois.
115. D'après BAUMARTEN (dans « Marneschlacht »), la demande aurait été faite par T. S. F. vers 8 h. 30; d'après le Reichsarchiv, Bulow aurait envoyé un officier d'état-major, ce qui nous parait plus vraisemblable.
116. Reichsarchiv, t. IV, p. 180 et suivantes. D'après BAUMGARTEN (« Le haut commandement allemand »), cette division aurait été rendue vers 15 h. 40.
117. Historique du 2e régiment de la Garde à pied.
118. Reichsarchiv, t. IV, P. 184.---Historiques des 177e et 178e R. I. et du 64e F. R. A.
119. Agent de liaison du commandement suprême allemand.
120. Se mettre en relation avec les unités d'infanterie étrangères à la division qui occupent les pentes nord d'Allemant, afin d'être couverts par elles.
121. Elle a fait plus de 80 kilomètres depuis le 6 septembre au soir.
122. Reichsarchiv, t. IV, p. 174 et VON FRANÇOIS : « Marneschlacht und Tannenberg ». Mais remarquons que deux bataillons de cette division les IIe et IIIe/57e régiment sont mis à la disposition de la XIIIe division à 20 kilomètres à l'ouest.
123. L'ordre donné à ce détachement montre l'importance attribuée par le commandement allemand à l'attaque du commandant Jette, quand on voit la réserve d'armée axée sur un épisode de la bataille à peine terminé.
124. Souvenirs personnels du lieutenant-colonel DE MONTARBY.
125. Souvenirs personnels du colonel CAMORS.
126. Cf. « Comme ceux de Quatre-vingt-treize », par le commandant Valmyre BIENFAIT (Mulhouse, Meininger, 1920).
127. Cf. Lieutenant-colonel LESTIEN : « L'action, du général Foch à la bataille de la Marne » (Revue d'histoire de la Guerre mondiale, avril 1930).
128. D'après le général Dubois (ouvr. cité), cet ordre contenait, en outre, les paragraphes suivants :
« Le clou de la journée de demain va être de déboucher par Fère-Champenoise. Par conséquent, reporter dans cette direction les forces disponibles et toute l'activité.
» Le 9e Corps occupera Connantre, en liaison avec le 11e. »
L'original de cet ordre n'a pas été retrouvé.
129. Cette prescription était modifiée, à 5 h. 45, par cet ordre particulier à la 21e division :
« L'artillerie ne pouvant être utile à Fère-Champenoise qu'à la condition que l'on soit maître des hauteurs 161, 162 au nord de cette localité, il conviendra de n'en affecter au détachement chargé d'occuper Fère-Champenoise que lorsque l'on sera maître de ces hauteurs. »
130. Il eût fallu dire plutôt : par l'absence d'outils, la plupart des hommes ayant jeté les leurs.
131. Reichsarchiv, t. IV, P. 251.---BAUMGARTEN : « Le haut commandement allemand », p. 161.---« Marneschlacht », p. 124. --BIRCHER, p. 196.
132. Reichsarchiv, t. IV, p. 253. -- Historiques des 177e et 178e régiments d'infanterie. D'après BAUMGARTEN (« Le haut commandement », p. 199), la XXXIIe division aurait poursuivi les Français en retraite jusqu'à Salon, mais aurait été obligée de se replier derrière la Maurienne, à la suite d'une contre-attaque de la 18e division. Bircher ne parle pas d'une avance aussi loin vers le sud.
133. Cf. DUBOIS, op. cit., p. 197.
134. Cf. DUBOIS, op. cit., p. 202 et suivantes.
135. D'après le Reichsarchiv, t. IV, p. 248, l'attaque aurait eu lieu à 8 heures. D'après les historiques des régiments, elle aurait commencé dès 6 h. 30, en particulier au 2' régiment de la Garde à pied.
136. Notons que l'ordre du corps de la Garde ne lui a pas prescrit de rechercher la liaison avec cette division, mais avec la XXXIIe division, qui est plus à l'est.
137. Cf. Général RÉQUIN : « La journée du 9 septembre 1914 à la gauche de la 9e armée » (in Revue militaire française, novembre 1930).
139. Cf. RÉQUIN, op. cit.---Cf. « Mondement » (Illustration, 3 juillet 1915).
140. Il faut cependant remarquer que la défense n'est pas restée inactive. Le 164e régiment (XXe D. I.) attaque avec neuf compagnies, trois seulement auront des éléments qui arriveront jusqu'au château.
141. Dans un compte rendu de fin de journée, le général Humbert parle de plusieurs contre-attaques successives faites avec le 77e régiment d'infanterie; le compte rendu du colonel Lestoquoi ne fait pas mention de cette contre-attaque à la fin de la matinée. D'après les récits allemands, il y aurait eu une attaque vers midi, et une autre vers 14 heures, c'est au cours de celle-ci que le commandant de Beaufort fut tué.
142. D'après BIRCHER (op. cit., p. 205), Das Marne Drama, l'évacuation du château de Mondement aurait été faite sans hâte, par ordre, vers 19 h. 45 (heure allemande, soit 18 h. 45). On a peine, dans ce cas, à comprendre l'abandon du matériel et la prise de quelques fantassins faite au cours de l'attaque du château de 19 heures.
143. Ces pertes sont dues aux feux flanquants des unités voisines et le 164e régiment n'a rien rencontré devant lui. Il ne signale aucun prisonnier.
144. D'après l'historique du 73e régiment de fusiliers.
145. BIRCHER, op. cit., p. 202.
146. BIRCHER, op. cit.. p. 205 : un groupe d'infanterie et sept blessés avec le lieutenant Dettmer.
147. Le capitaine Réquin aurait remis l'ordre à 23 heures au général Grossetti. [Cf. RÉQUIN (Général), op. cit.]
148. Cette communication se trouve datée de midi dans les « entrées » du 9e corps, et de 16 h. 45 au registre des sorties de la 9e armée.
149. Le docteur BIRCHER (op. cit., 206) dit, à propos de cet ordre « A cette proclamation (de Foch) à sa troupe à l'heure critique ne manque sûrement pas l'étincelle napoléonienne; elle témoigne plus encore de sa haute valeur comme grand chef que la fin de la campagne de 1918. Instinctivement, il sent que l'heure de la crise est venue et sa profonde connaissance de l'être humain lui fait dire le mot juste au moment psychologique. Qu'on lui compare son partenaire. Ce qui fait défaut à la troupe extrêmement brave qui a fourni des efforts énormes, au moment où elle va cueillir les lauriers de la victoire, c'est la parole réconfortante qui aurait dû emporter la décision... Le chef ne sait pas combien la situation est favorable à sa gauche, il ne voit pas que son centre est en train de percer le front ennemi. Il ne remarque pas que la victoire est entre ses mains. Il se replie, admet que la bataille est moralement perdue,---et subit ainsi une défaite qui entraîne la ruine de son pays. » Et le docteur Bircher est plutôt de tendance germanophile.
150. Cf. VILLATE : « Etat matériel des armées allemandes en août et septembre 1914 >. (Revue d'histoire de la guerre mondiale, octobre 1926.)
151. Le Reichsarchiv (p. 277) indique que l'ordre est de 12 heures (11 heures H. F.). HAUSEN (p. 245) et BAUMGARTEN font partir les ordres à 11 heures. BIRCHER (p. 219) le donne daté de 11 h. 45 (10 h. 45 H. F.). C'est l'heure la plus vraisemblable, car le Reichsarchiv ajoute que les corps d'armée ont été touchés par l'ordre entre 12 heures et 13 heures (H. A.).
152. Historique du 2e régiment de la Garde à pied.
153. Message de 21 h. 30 expédié au G. Q. G.
154. Instruction personnelle et secrète n° 20, 9 septembre, 22 heures.
155. Souvenirs inédits du général LAGRUE.
156. Ordre du 10 septembre, n° 104.
157. D'après BAUMGARTEN : « Marneschlacht », p. 145.